Un portable écologique ? En voilà une drôle d’idée. Et pourtant, après les 4×4, les combinaisons de surf, les réseaux sociaux, les serveurs web, on pouvait s’attendre à voir débarqué un portable “bio”. C’est Nokia qui ouvre donc le bal de la course très marketing du 100% propre avec son Nokia 3110 Evolve.
Dans le concept, le site reste donc très ssimple: 4 vidéos testimoniales pour comprendre en quoi Nokia est écologique à travers ce téléphone. Pour renforer la valeur probante des témoignages, les interrogés ne sont pas des mannequins nordiques (la grosse erreur du site ???), mais des gens bien de chez Nokia, nom du poste à l’appui. Enfin, la démarche volontaire de la marque est clairement souligné dans les rubriques:
We evolve,
We have choice
We support
We can Recycle
Quoi de mieux pour présenter un thème en vogue qu’une techno en vogue ? Voila peut-être le raisonnement tenu par nos amis Finlandais. Le site repose donc majoritairement sur de la 3D et de la vidéo.
L’attrait visuel est évident et efficace puisqu’il démontre bien que chaque petite pièce du téléphone a quelque chose qui s’inscrit dans une dimension écologique et cityoenne. L’animation de la page d’accueil n’est pas d’un grand intérêt, elle est agréable, plutôt ludique mais inutile oui. Ce sont principalement les transitions qui donnent au site tout son cachet.
Si le site ne vous a pas convaincu, avouez quand même que cette dernière transition est d’une très grande classe.
Si vous utilisez Netvibes au quotidien, vous avez sans doute constater à quel point le widget “moteur de recherche” est inexploitable. Et bien voilà, ce matin en me connectant je vois ce joli champ de recherche arrivé sur la têtière. Les résultats de Google s’affichent dans un nouvel onglet. C’est nettement plus utilisable et certainement très juteux pour Netvibes. Les problèmes de monétisation de Netvibes trouveraient-ils une fin depuis le départ de Tarik Krim ?
Google tronait déjà dans Firefox (contrat jusqu’en novembre 2008 représentant 85% du CA de Mozilla), a réussi à séduire Yahoo! là où Microsoft à échoué (à l’heure où Bill Gates tire sa révérence), il y a de quoi avoir peur…
Provoquant ce titre ? Peut-être, mais quand on s’arrête quelques secondes sur les accroches des sites de webdesigners ou agences, on se dit que la réputation d’arrogants des français pourrait bien gagner les webdesigners.
Entre humour et superlatifs, chacun y va de sa petite touche pour convaincre, reste à savoir si le résultat est au rendez-vous. Il est évident que ces gens ne sont pas nécessairement imbus de leur personne, mais reconnaissons qu’en France cela choquerait beaucoup plus de tenir de telles positions. Vous imagineriez des : “Jean Dupond - je suis au webdesign ce que Zidane est au foot” ou encore “Je suis beau, je code, et je code bien” ?
Pour me faire l’avocat du diable, les créas ne sont pas non plus les derniers à aimer leur travail et dénigrer les opinions des autres. On appelle ça la passion non ?
Paul Neave est interactive designer sur Londres et visiblement il connaît Flash comme s’il l’avait tricoté. Sur son site vous trouverez une petite dizaine de réalisations expérimentales qu’il a développées (et les .FLA sont dispos, sympa le type). Celles qui ont particulièrement retenu mon attention sont celles qui faisaient intervenir la webcam et le micro, telles que Bounce, Light, ou encore Dandelion.
Si ces animations n’ont pas un intérêt immédiat, on imagine tout de suite les profondes mutations qui pourraient bien apparaître à l’avenir dans les modalités d’interaction homme/machine. Ajouter un produit au panier rien qu’en le prononçant, scroller une page rien qu’en baissant les yeux ou encore ouvrir un programme en claquant des doigts, tout devient possible. Avec les progrès de la reconnaissance vocale et le tactile qui s’impose tous les jours un peu plus, ça laisse réveur. En attendant moi je vais aller admirer les Dragibus sautés sur des playlists Deezer. C’est beau d’être en 2008.
Suite de la campagne Adidas Originals Game: le site Adidas Originals (cohabitant avec Adidas Performance et Adidas Style). Au programme : mini-jeux, pubs, produits, goodies, tout l’univers Adidas en somme, mais vu sous un angle bien particulier : le vintage. Le site arbore pour cela le logo originel de la marque et ce bleu si emblématique. La direction artistique mêle différents styles et différentes techniques (pixel art, 3D rendu cartoon/pâte à modeler, vidéo jaunie,…).
Le site affiche une belle cohérence dans l’ensemble et le contenu se révèle à la fois riche, pédagogique et ludique. Avec quelques efforts supplémentaires, les minis-jeux auraient même pu bloquer un open space pendant une dizaine de minutes…
Vous avez peut-être déjà entendu parler de Hightlife, un site où SAMSUNG présente tous ses produits dans un univers proche de celui où vous les utiliserez : la maison. Une première version du site était apparue en 2006 et aujourd’hui SAMSUNG reconduit le concept.
La mise en scène des produits : toujours plus proche du consommateur final
C’est le gros plus du site. On y découvre un couple, CSP+, la trentaine, plutôt sympathique bien qu’à l’humour que très relatif. Le site veut avant tout nous plonger dans leur quotidien, en multipliant les vidéos d’introduction (skipable) où l’on se trouve nez-à-nez avec leurs scènes de vie.
Les plans très serrés - façon Ms Dewey - nous focalisent, voire nous font participer, sur ces instants où chacun doit se reconnaître. Parce que c’est bien là l’objet du site : faire se reconnaître l’internaute dans ce quotidien. Ce couple, suffisamment pas trop parfait pour que la crédibilité soit plus forte, nous fait donc vivre ses moments de complicité dans un décors visant bien évidemment à renforcer le processus d’identification.
Nous rentrons donc chez ce couple, dans un intérieur design/tendance où les objets Samsung s’intègrent dans un mobilier là aussi savamment choisi. Si la navigation dans les pièces n’a pas recours à la vidéo ou la 3D, Samsung a opté pour un décors sur 2 plans où il possible de simuler des déplacements latéraux. Il en résulte que l’ensemble est très fluide et très soigné même si l’immersion n’est pas parfaite.
Graphiquement, le site fait preuve d’une sublime sobriété, les produits sont mis en avant de façon très qualitative, directement dans leur univers de destination. C’est là tout l’intérêt de ce site, puisqu’il vous permet de réaliser que quelque soit votre activité chez vous, il y aura un produit SAMSUNG pour répondre à vos besoins. On découvre ainsi des champs d’applications que l’on n’aurait soupçonné, et on ne peut que se trouver ébahi par l’esthétique des produits. Autrement dit, Samsung suscite le désir, fait naître le besoin s’il n’est pas encore exprimé. Sobriété et classe sont donc les qualificatifs qui nous viennent l’esprit, et ça tombe plutôt bien puisque ce sont vos goûts (et oui, quelque part, ce couple, c’est un peu vous ; le slogan du site est bien “HighLife by SAMSUNG - Plongez dans votre nouvelle vie”).
Enfin, plus classique mais toujours efficace la fiche produit qui viendra séduire ceux qui veulent en savoir un peu plus. Tout est là encore bien pensé : pictos, cross-selling et lien vers le mini-site dédié.
La navigation
Là où le site aurait pu devenir particulièrement déroutant dans sa consultation de par cette mise en scène réaliste, les modalités de navigation rendent ces aspects très intuitifs. Et pour cause, on voit bien que les concepteurs ont bien réfléchis à proposer une interface aux nombreuses entrées, sans toutefois surmultiplier celles-ci, que ce soit d’un point de vue esthétique ou fonctionnel. Jugez par vous même tous les outils de navigation disponibles sur le site :
Vous pouvez donc vous déplacer d’une pièce à l’autre de 3 façons différentes (MENU, flèches suivantes précédentes, flèches latérales dans les pièces) et jongler entre les produits à l’aide d’un diaporama (gérable à la molette ou avec des boutons), du menu “tous les produits high-life” et à l’aide des désormais traditionnels picto “+” qui permettent d’arriver sur la page produit. Une multitude d’entrées certes, mais une réelle complétude entre ceux-ci. Chaque outil a sa spécificité et ils n’agissent pas en doublon.
Le mot de la fin
On aurait également pu souligner la mise en avant des partenariats marketing (jeu concours Lions et Agneaux , pub Xbox, concours Ecover) mais ce qui est remarquable sur ce site est la transposition web du processus de reconnaissance et d’assimiliation de l’internaute. Bravo donc à Soleil Noir dont j’avais critiqué un détail d’Expérience 159, là je suis comblé, c’est encore une fois une sublime réalisation.
Découvert sur usolab, voici la dernière pub TV de La Caixa pour promouvoir l’efficacité et l’efficience de leurs GAB.
Comme le souligne l’auteur, il est intéressant de voir que la facilité des dispositifs mis en oeuvre dans la banque est utilisée comme argument principal pour convaincre le prospect. L’exemple des GAB est d’autant plus probant que ceux-ci constituent des cas d’écoles dans l’approche des étapes de conception d’interface homme/machine, en témoignent les nombreux cours d’UML qui traitent ce point.
Preuve s’il en fallait que les IHM sont déterminantes sur notre quotidien
Si l’on est mauvaise langue, on affirmera que le site se résume à un gros product customizer en langue de Volvo, mais il ne faut pas longtemps pour se rendre de la qualité de la réalisation.
Tout commence par le choix du motif que l’on souhaite appliquer au véhicule via un menu en Fish Eye façon Dockbar à la verticale incitant à tester différentes « textures ». Puis on configure chaque détail dans une arborescence linéaire horizontale qui se construit à mesure de notre avancement. Chaque étape fait l’objet d’un nouveau sous-menu en Fish eye. Chacune de ces sélections s’opère sur des visuels qui permettent d’avoir une approche parfaitement intuitive, la meilleure preuve à en tirer est le fait qu’on parvienne sans encombre à la fin du processus de personnalisation sans même connaître un seul mot de la langue.
On a bien affaire à une création parfaitement dosée, dans l’esprit du véhicule, ludique, fluide, simple et sympathique. L’utilisation d’un product customizer, et surtout réalisée sous cet angle, va véritablement dans le sens de l’utilisateur, enfonçant même le clou sur le plan de l’originalité.
Dans le cadre du Master 2 Contenus et Projets Internet que j’ai passé à Metz l’an dernier, j’ai été amené à mener un TER (Travail d’Etude et de Recherche), ce qui est couramment considéré comme un mémoire de fin d’étude.
Pour ma part, j’avais choisi de traiter deux thèmes qui me tenaient (et me tiennent) à cœur : le Web 2.0 et l’accessibilité. Si de nombreux blogs, études ou recherches avaient déjà été menés dans chacune de ces directions, il y avait en revanche peu de tentatives qui faisaient cohabiter ce que beaucoup avaient tendance à opposer.
Je suis donc parti à l’encontre de cette idée reçue et ai tenté de voir dans quelle mesure web 2.0 et accessibilité pouvaient interagir. Dans cette optique, j’ai tenté de recueillir l’avis d’experts (en développement, ergonomie, accessibilité, services web, expérience utilisateur). Je souhaite particulièrement remercier Fred Cavazza et Frédéric de Villamil qui m’avaient fait l’honneur de répondre à mon questionnaire. J’en profite pour m’excuser auprès de tout ceux que j’avais contacté à cette occasion pour la maladresse de mon approche.
Un an après, où en est on ?
S’il était hype de placer « 2.0 » à la moindre occasion il y a quelques années (2002), la surexploitation du terme à commencer à agacer de 2005 à 2007, jusqu’à en être presque oublié aujourd’hui. Ce qui me pose un problème est que cette perte de vitesse dans les discussions a également gagné l’accessibilité (tout du moins c’est le sentiment que j’en ai) alors que ce chapitre est loin d’être tourné.
Un an après je vous propose donc de consulter mon travail (PDF - 5Mo) en espérant mûrir votre réflexion. Je ne pense pas en effet que vous apprendrez beaucoup de chose puisqu’il n’était pas question de développer chacun des aspects soulevés, mais d’en avoir une vision globale. Je crois plutôt que ce mémoire vous permettra de mesurer l’évolution de la situation.
Edit : J’aurais dû écrire cet article plus tôt puisque AccessiWeb 1.1 vient de sortir le 9 juin, et c’est plus qu’une bonne nouvelle
La première version du référenciel Accessiweb, mise en place par la Direction Générale de la Modernisation de l’Etat (DGME) (ex ADAE) datait de 2004 et depuis aucune modification importante n’y avait été apportée. C’est désormais chose faite avec une version 1.1 qui prend en compte l’évolution du web et s’attache à se conformer aux autres référentiels en place dans les autres pays du monde (WCAG 1.0, UWEM 1.0, WCAG 2.0, mobileOK Basic 1.0).
On retrouve désormais 95 critères (contre 92 auparavant) et surtout une batterie de tests pour vérifier la conformité. Pour chaque critère, ont été mis à la disposition des usagers :
des tests unitaires d’application et d’évaluation
des exemples (de bonnes et mauvaises pratiques)
des explications
des références
des illustrations
Bref, c’est très complet et constitue une base de travail vraiment exploitable. Si le tout s’avère très pédagogique grâce à une version “générale”, on appréciera particulièrement la portée plus technique des explications de la version “déployée”.
Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le blog de Matthieu Faure qui a été l’un des piliers de l’opération et qui milite depuis longtemps sur cette problématique.